logo désir d'Haïti 1997
Association loi 1901
Reconnue
d'utilité publique

Désir d'Haïti

Accueil
Présentation
Adhésion
Bilans financiers
Nous contacter

Voyages

2007
2006
2003
1999
1997

Cartes

Nouvèl lakay

Numéro 38 (09/09)
Numéro 37 (07/09)
Numéro 36 (03/09)
Archives

Retour

Haïti : géographie physique et humaine

découpage administratif d'Haïti Haïti est située dans l'archipel des Grandes Antilles, sur la seule île à être divisée politiquement en deux États : la République Dominicaine à l'est, la République d'Haïti " tendue vers l'Ouest ". Haïti est séparée de Cuba au Nord-est par le passage du Vent, et de la Jamaïque par un canal.

Les 27 750 kilomètres carrés de la république d'Haïti sont divisés en 9 départements chacun administré par un préfet.

Haïti signifie " Terre haute, terre montagneuse " dans la langue des aborigènes amérindiens. Haïti est en effet un pays très montagneux bordé d'une importante zone côtière de 10 535 kilomètres de long.

Les régions centrales ont été déboisées. La couverture forestière ne représente plus que 2% de la surface totale du pays contre 20% en 1956. Le manque de surfaces boisées favorise l'érosion qui entraine 42 millions de mètres cubes de terre à la mer chaque année à la période des pluies dans les avalas (avalanches d'eau et de boue).

Les surfaces dénudées sans aucunes végétations représentent 40 % de la surface totale du pays.

Le pays se trouve dans la zone de passage des cyclones tropicaux qui le dévastent assez souvent et, il y fait toujours chaud entre 25 et 35°C

La population d'Haïti s'élevait à 6 890 000 habitants en 1993 (7,8 millions en 2000). Elle est regroupée essentiellement sur les zones côtières. A cette population résidente, il faut ajouter environ 1 000 000 d'haïtiens qui vivent dans la diaspora surtout au Etats-Unis (750 000) et au Canada (200 000). Cette diaspora constitue un soutien important à l'économie du pays.

Les indiens Taïnos qui peuplaient l'île à sa découverte ont été décimés en moins d'un quart de siècle par le colonisateur espagnol qui les astreignait à des travaux forcés dans les mines d'or et des constructions importantes.

La population actuelle est presque totalement noire. Elle est issue de noirs venus de toutes la côte ouest-africaine. Bien que réduits à l'esclavage pendant près de deux siècles, ils ont réussi à forger un peuple et un pays qui a proclamé son indépendance le 1er janvier 1804 : ce fut a première république noire indépendante.

La densité de population est de 280 habitants au kilomètre carré. La capitale Port-au-Prince compte environs 1 000 000 d'habitants. Outre la capitale, les principales villes du pays sont :

  • Cap-Haïtien
  • les Cayes
  • Gonaïves
  • Jacmel
  • Jérémie
Les Haïtiens parlent le créole, mais le français reste la langue dominante dans l'administration, les documents officiels et à l'école. En 1987, la nouvelle constitution institue le créole comme langue officielle au même titre que le français ; et depuis une décennie, une partie de l'enseignement s'effectue en créole.

Le Vaudou et la religion catholique se partagent la profession de foi de la majorité de la population, avec dans la plupart des cas un syncrétisme harmonieux. Par ailleurs, le protestantisme joue aussi un rôle important dans la population avec entre autres beaucoup de sectes venues des États-Unis.

  • L'Église Catholique : dès l'indépendance, les premiers dirigeants ont cherché à avoir des relations avec le Vatican. En 1860 un concordat fut signé. Ce concordat a permis au président DUVALIER de nommer des évêques qui lui étaient des alliés sûrs. A partir de 1980 l'Église de base s'organisa autour de petites communautés : " ti kominotés légliz ", ces communautés influencées par la théologie de la libération sont devenues un contre pouvoir à la dictature. En 1985, le gouvernement ferma Radio Soleil. La station fondée en 1978 par l'Église Catholique dénonçait l'injustice, la richesse provocante des uns et la misères des autres.
    L'Église se fractionna entre ceux qui prônaient le changement comme Jean-Bertrand Aristide, et la Conférence épiscopale qui, dans sa majorité, était restée dans ses discours très proche de l'ancien régime et qui a condamné ; la théologie de la libération.

  • Le Vaudou : il est originaire d'Afrique et a été amené par les esclaves noirs. Les adeptes du Vaudou croient en un Dieu Unique : le Grand Maître ("Granmèt"). Mais, entre ce créateur et les hommes, il y a des intermédiaires dont la tâche est d'être proches et de s'occuper des humains : ce sont les loas ou esprit. Ils protègent, ils préservent du malheur, ils donnent chance. Il faut en retour les honorer et, leur vouer un culte.
    Le vaudou fut interdit par les grands maîtres esclavagistes. Ces adeptes durent alors pratiquer le catholicisme. Mais, sous la couverture du catholicisme, c'est le vaudou qui persista.
    Il existe donc une concordance entre le calendrier catholique et celui du Vaudou : chaque saint à son Loa correspondant, ainsi la Vierge devient Erzulie (elle représente la beauté et l'amour), St Jacques-le-majeur qui tient l'épée devient Augou Freray, le patron des guerriers et Saint-Pierre qui tient les clefs du paradis est Papa Legba, gardien des carrefours et des barrières.
    Dans le Vaudou, hommes et femmes peuvent accéder à tous les rôles. Les pouvoirs politiques ont toujours redoutés le pouvoir mobilisateur du Vaudou, soit qu'ils le courtisent pour avoir son appui, soit qu'ils cherchent à le mettre hors d'état de nuire. Contrairement aux responsables des églises, les pratiquants du Vaudou n'ont jamais perçu de contradiction entre leur culte et le christianisme. Généralement, ils pratiquent les deux à la fois.

Retour

logo désir d'Haïti 1997

FONHSUD

Présentation
Raisons d'être
Aires d'action
Coordination
Les mutuelles
Venue d'élus locaux 1998 Venue d'élus locaux 2007

Projet

Les mémos

Mémo 28 (09/08)
Mémo 27 (03/08)

Haïti

Histoire
Géographie
Economie

Liens

Crédits

Découvrez le site portail de la Seine et Marne

© Désir d'Haïti et Frédéric LLANTE 2000-2006 -